CHARLESTON

Mon bilan : Lectrice Charleston 2021.

J’ai déjà fait deux IGTV sur mon compte Instagram @meslivresdepoche, mais je me suis dit que ça pourrait être sympa de faire un petit récapitulatif ici, pour ceux qui n’auraient pas vu mes vidéos, ou qui n’auraient pas Instagram.

Tout d’abord, être lectrice Charleston, c’est quoi ?

En Septembre, le compte Instagram des Éditions Charleston lance une campagne de recrutement pour sélectionner 20 lectrices, qui recevront pendant un an une trentaine de romans (en Épreuve Non Corrigée), sur la liseuse ou au format papier. Les lectrices auront un mois maximum pour lire l’ENC, puis devront rendre leur avis dans le lien Google Doc, que la maison leur aura envoyé. Les lectrices recevront le format final du roman quelques jours avant sa sortie, et pourront donc en parler sur leur compte Instagram, leur blog, Babelio, la Fnac ou encore Amazon, afin de relayer au maximum le bouquin, et de lui offrir une grande visibilité.

Le rythme de l’aventure est parfois soutenu, le nombre d’ENC varie entre 2 et 6 romans par mois, avec parfois des suites de saga, il faut donc être parfois à jour, afin de mieux comprendre la suite.

Il est possible de ne pas lire quelques romans, la maison ne vous en voudra pas, mais il ne faut pas que ça devienne trop régulier. Si l’on aime pas en roman, on est dans notre devoir d’être honnête et de le dire, on est 20 lectrices, c’est donc normal qu’un ouvrage ne plaise pas à chacune.

Entre romans sur la maternité, sur la guerre, sur le génocide, sur le handicap, sur des vies de personnalités connues, ou encore sur Noël, j’ai découvert énormément de parutions, des livres vers lesquels je ne me serai pas forcément tournée en librairie, et j’en suis ravie.

Toute l’année, la maison d’édition nous chouchoute et nous envoie beaucoup de goodies, de romans, et plus, cela réchauffe le coeur, et met instantanément un sourire sur nos lèvres.

L’aventure m’a permis de rencontrer toutes les autres lectrices, mais aussi d’échanger avec les auteurs, et j’en suis très reconnaissante. Je suis allée à l’événement Charleston à Paris pour rencontrer les auteurs et l’équipe, c’était un super événement.

Lorsque vous rendez votre avis dans le Google Doc (vous allez devoir émettre un avis sur la couverture, le titre et le livre, et noter sur 5 le livre), je vous conseille de faire une sauvegarde de votre chronique, car parfois vous allez rendre votre avis et ne recevoir le roman que 3 ou 4 mois après, vous aurez le temps d’oublier mot pour mot votre chronique, alors faites une copie, pour le jour J, ne rien perdre de ce que vous avez ressenti et de vos mots exacts (moi vous devez savoir que je note en plus à part l’arbre généalogique et le résumé global de l’histoire, que ce soit pour Charleston ou pas d’ailleurs).

Alors, oui c’est une année où vous allez avoir un rythme de lecture de folie, où vous devrez laisser vos Services Presses et lectures personnelles de côté, mais vous ferez de magnifiques découvertes qui vous marqueront à tout jamais.

Au total, nous avons lu 30 romans, et mon top 5 demeure : Pachinko, Les cendres sous les coquelicots, Ainsi gèlent les bulles de savon, Ce que murmure le vent et Le parfum de l’Exil, mais il y a aussi Tout ce que le coeur n’oublie jamais, j’avoue gros crush pour tous ces romans.

Alors, oui parfois vous ne serez pas dans le mood pour lire tel ou tel roman, ça arrive, et la maison ne vous en tiendra pas rigueur tant que ça reste occasionnel. Pour ma part j’ai eu une déception, Origami Blues, deux abandons : L’amazone verte et Filles d’un temps nouveau, et un non-lu : le Tome 5 de la Saga Cedar Cove (je n’avais pas lu les premiers tomes).

Une fois que vous recevez le livre final, hop vous faites une jolie photo du bouquin à poster le jour de sa sortie (ou après pour éviter l’effet de masse), vous pouvez (et c’est même fortement conseillé) en parler sur Babelio, Gleeph, Amazon, Fnac, Cultura, votre blog, YouTube, en story, bref partout où vous voulez.

En tout cas la maison sera aux petits soins pour vous, elle va vous gâter toute l’année, et pour cela j’en suis intimement reconnaissante. Concernant la sélection, vous aurez donc un formulaire à remplir, en disant pourquoi vous vous voyez devenir lectrice, vos habitudes, vos coups de coeur etc. Il faut juste rester soi même, être présent sur Instagram (et blog, babelio, pour avoir plus de chance), avoir une liseuse est selon moi indispensable, et je vous conseille de vous mettre à jour des sagas pour vous préparer à l’aventure (nous avons eu la suite des Rêves de nos mères, de Malabar Hill, de La maison d’hôtes, du tatoueur d’Auscwhitz, ou encore du Crocus Jaune.. ça fait pas mal de premiers tomes à rattraper oui, mais je vous aurai prévenu hihi!)

Alors un grand merci aux Éditions Charleston pour cette année incroyable. Et toi, tu participes?

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Les cendres sous les coquelicots [21]

Je ressors de cette lecture complètement meurtrie, la force de l’auteure réside dans le fait qu’elle ai réussi à dépeindre un contexte autour d’un univers traumatisant qu’est la guerre, elle décrit avec une précision chirurgicale les peines endurées par les soldats, mais aussi par les familles qui les attendent de l’autre côté du mur.

Je peine à trouver mes mots pour décrire la puissance de ce roman, le lecteur ne lit plus seulement les lignes, il entre véritablement en action, et se fait transporter d’un bout à l’autre, en ressentant un torrent d’émotions, notre coeur chavire page après page, et c’est avec soulagement, mais surtout avec beaucoup de peine que l’on referme ce roman, qui nous marque à tout jamais, et ça j’en suis certaine.

Le roman porte avant tout sur la fraternité, sur les liens qui se renforcent avec le contexte de la guerre, où l’union présage, et où la force et le soutien sont nécessaires pour survivre dans des conditions telles que Carine nous les décrit : le froid, les poux, la faim.

On ressent avec un déchirement immense l’impuissance de toutes ces familles qui attendent au pied de leur porte le retour de leur frère, de leur cousin, de leur mari, de leur père parti à la guerre, et qui savent pertinemment que cette porte pourra rester close à tout jamais.

Le lecteur lit avec une tristesse immense la persécution subie par les soldats, l’exil et surtout la violence qui restent les maîtres mots de ce récit.

Je reste intimement persuadée que ce récit est le meilleur dans son genre, car l’auteure a su nous immerger dans la peur, la saleté, l’attente de nos amants, le désespoir mais elle apporte surtout cette touche d’espoir et de lumière qui nous permet de ne pas sombrer.

Après Les Rêves de Nos Mères, il m’apparaît comme une évidence de lire ce deuxième volet, pour y retrouver des thèmes forts, une écriture qui brise les codes, des personnages attachants et des rebondissements qui nous tiennent en haleine du premier au dernier mot.

Je suis littéralement restée en apnée pendant toute la durée de ma lecture, j’ai eu froid, j’ai eu peur, j’ai eu le coeur en miettes et je me suis surtout sentie impuissante de me dire que des milliers de personnes ont connu de tels drames.

Alors pour tous les lecteurs qui recherchent un roman puissant, déroutant, mais surtout teinté d’une vérité malgré elle cruelle, je pense qu’il est primordial de lire ce livre, pour ne jamais oublier de quoi est fait notre passé, pour mieux comprendre les bases sur lesquelles nous vivons aujourd’hui, et surtout, pour rester reconnaissant de tout ce que l’on possède aujourd’hui.

Avec le roman, on se rend compte que la vie ne tient qu’à un fil, et qu’il faut chérir nos proches du temps qu’ils sont là, car nous ne savons pas de quoi demain est fait.

Carine nous dépeint des personnages déchus, avec l’âme meurtrie, mais qui se battent coûte que coûte pour sauver leur pays, un endroit qui leur est cher, et pour lequel ils donneraient leur vie.

Le lecteur découvre avec horreur tout ce qu’ont pu traverser nos ancêtres, malgré la violence du contexte, nous sommes immergés au coeur de la Première Guerre mondiale, en étant spectateur de la famine, du froid, des conditions de survie précaires.

Je pense que ce roman est littéralement un chef-d’oeuvre, tant sur la mentalité des personnages et leur résilience suite à tout ce qu’ils ont pu traverser, mais aussi et surtout sur la description de la guerre, qui m’a fait frissonner, car je l’ai trouvé empreinte de vérité.

Avec ce roman, on éduque, on ouvre les consciences, on se rend compte de la chance que l’on a de vivre dans de telles conditions, au coeur d’un pays sans guerre.

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Un Grain de Moutarde [20]

Lisbeth Johnson a grandi dans le Sud des États-Unis, dans la plantation de coton appartenant à sa famille. Jordan Freedman est la fille de Mattie, esclave et nourrice bien-aimée de Lisbeth. Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Lisbeth et Mattie veillent chacune sur leur foyer tandis que Jordan est institutrice et suffragette. Quand Lisbeth est appelée au chevet de son père mourant, elle se rend sans hésiter à la plantation et se retrouve confrontée à sa famille confédérée, qu’elle a trahie en épousant un abolitionniste. Au même moment, Jordan et Mattie reviennent elles aussi à Fair Oaks, afin de soutenir leur famille, toujours victime d’oppressions.

Ce roman représente le combat de génération en génération pour les droits des Noirs. On ressent le fossé entre les Blancs et les Noirs, que seule une couleur de peau sépare, mais cette différence les privent de beaucoup de droits pour lesquels ils continuent de se battre jour après jour.

Au travers des écrits de l’auteur, on sent qu’elle a voulu inculquer aux enfants, qui ont une place majeure, les bases fondamentales de la vie, d’une bonne éducation et du respect d’autrui. C’est un récit où la place de l’humain prédomine.

L’autrice a su rebondir et apporter un complément sur l’histoire du premier tome. Dans ce deuxième volet on retrouve des sujets creusés, plus profonds et détaillés sur l’esclavage, les droits des personnes Noires, les fugues, ou encore la domination de certaines personnes Blanches.

C’est un roman bouleversant mais teinté d’espoir suite aux combats et aux souffrances accablés par les peuples. On y suit des enfants avec des cicatrices physiques ou mentales, avec une forte capacité de résilience.

L’auteure signe parfaitement le début d’une saga prometteuse, à glisser entre les mains des lecteurs qui souhaitent se documenter sur le sujet de l’esclavagisme, du racisme, de la ségrégation raciale et de l’abus de pouvoir.

On referme ce roman choqué et bouleversé par rapport à tout ce qu’ont pu vivre nos ancêtres, le lecteur passe par toutes les émotions, mais celle la plus forte reste l’injustice, concernant le parcours des personnages.

Le rôle de l’enfant apporte réellement une touche d’espoir et de naïveté à ce roman qui déclame pourtant des thèmes forts, et j’ai beaucoup aimé ce contraste, où l’enfant rêve à sa liberté dans un monde où les obstacles prennent très souvent le dessus.

L’auteure combine avec brio un récit fort, avec des personnages émouvants, sur une toile de fond historique.

Au travers de ce roman, on sent que chacun cherche sa place, mais ne parvient pas forcément à la trouver car la guerre a fait des ravages et laisse des traces indéniables tant sur le plan mental que physique. Le combat a été long, et les personnages se relèvent petit à petit, au fil du temps.

Ce roman compète à merveille Le Crocus Jaune, et offre une suite logique, avec toutes les réponses à nos questions. On rencontre les descendants des personnages du premier tome, et on suit un tout autre combat, avec des sujets beaucoup plus approfondis et qui amènent à la réflexion.

Un Grain de Moutarde, c’est avant tout le combat d’une vie, où on révèle aux yeux de tous ce passé qui ne devrait jamais être caché, faisant partie intégrante de l’Histoire, on découvre avec horreur ce qui est advenu de nos ancêtres, et le long chemin qu’ils ont parcouru avant d’atteindre la reconnaissance, et la liberté, bien qu’elle ne soit malheureusement jamais complètement acquise.

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La malédiction de Satapur [19]

Je te présente aujourd’hui le tome 2 des Veuves de Malabar Hill, la Malédiction de Satapur. Je te conseille impérativement de lire le premier tome d’abord, ne fais pas comme moi (mais je n’avais pas le temps au niveau du délai), pour mieux saisir les subtilités, les liens entre les personnages et l’histoire, je pense qu’il est préférable de lire le premier tome d’abord.

Tu vas lire un roman qui se passe en Inde, en 1922 (c’est marrant c’est l’année de naissance de mon arrière grand-mère, bref). Perveen Mistry travaille dans le cabinet d’avocat de son père, et devient la première femme avocate en Inde. Un statut qui fait débat, car seuls les hommes sont autorisés à plaider. Une malédiction frappe la famille de Satapur, et Perveen va enquêter.

Ce roman nous invite au coeur d’un voyage initiatique en pleine Inde. Lire ce roman, c’est comme sortir de son cadre habituel de lecture, on voyage vers de lointaines contrées, on découvre une tout autre culture.

Le roman nous invite à nous pencher sur la richesse des cultures étrangères, le lecteur plonge dans un univers qui ne lui est pas familier, avec des histoires d’héritages et de succession.

C’est un ouvrage instructif, qui nous permet d’élargir notre culture et de nous faire voir ce qui se passe en dehors de notre pays. L’Inde regorge d’histoire et de culture, et alimente notre soif d’apprendre.

Ce roman nous ouvre les portes, tels les Mille et Une Nuits, et nous plonge au coeur d’un récit riche et poignant, où l’on découvre plus en profondeur le rôle des femmes, la puissance de la famille et l’important des traditions.

C’est le genre de roman idéal pour les amateurs d’enquêtes qui mêle romance, tradition et secrets, le tout en étant extrêmement bien documenté.

La malédiction de Satapur met en avant une héroïne féministe qui se détache de ses moeurs, et qui tente de se libérer, pour retrouver un semblant de liberté.

L’auteure dépeint le portrait bouleversant de toutes ces générations d’hommes et de femmes qui vivent dans une société où le courage et la détermination règnent en maîtres pour vivre.

Le personnage de Perveen se bat pour faire valoir ses droits, elle est déterminée et courageuse et représente l’exemple même à suivre pour toutes ces femmes.

Sujata Massey réussit à combiner deux genres littéraires en un seul roman, elle prend le lecteur par la main, et lui fait vivre un tourbillon d’émotions au coeur d’une enquête palpitante.

Découvrez au travers de ce roman la place qu’occupent les femmes au début du XXème siècle, et rendez-vous compte des différences de cultures impressionnantes entre notre pays et l’Inde en 1922.

Je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, car j’ai commencé par lire le deux avant le un par faute de temps, et certains éléments de l’histoire m’ont échappé. Il y avait beaucoup de personnages et c’était parfois compliqué de suivre, j’aurai mis un arbre généalogique au début du roman pour permettre d’informer le lecteur, surtout s’il n’a pas lu le tome précédent.

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From Jackie With Love [18]

Icône à l’élégance intemporelle, et figure emblématique des années 1960, Jackie Kennedy a toujours offert au monde une image irréprochable. Elle est charismatique, intelligente et drôle, mais elle se cache derrière un masque, celle qui a su imposer les règles et renouveler le rôle de première Dame.

Hermine Simon nous dépeint le portrait d’une femme tourmentée par les scandales de la vie, et qui garde malgré tout la tête haute. C’est avant tout l’histoire d’une femme pleine d’espoir et d’optimisme malgré toutes les déchirures qu’elle a connues. Une femme forte et inspirante qui n’est jamais tombée, malgré les épreuves bouleversantes qu’elle a pu rencontrer.

On suit avec précision la fresque familiale, où plane une malédiction intergénérationnelle. Le lecteur lit avec beaucoup d’émotions le destin cruel auquel chaque personne a fait face.

C’est un ouvrage instructif, à lire pour tout ceux qui ont soif d’apprendre et d’enrichir leurs connaissances personnelles.

Un roman qui m’a brisé le cœur mais qui m’a aussi appris beaucoup de choses. On ne peut pas rester insensible au vécu de toute cette famille.

Le destin d’une femme qui perd tout, qui a l’âme et le cœur brisé mais qui continue à vivre malgré les tourments profonds dans lesquelles la vie l’a emportée.

Le lecteur découvre le vrai visage de Jackie, sans nécessairement la relier à son rôle d’épouse de John Fitzgerald Kennedy, mais comme une personnalité à part entière qui a su faire des choix et rester maître de son destin. Hermine Simon met en lumière la personnalité de Jackie, une femme admirable et inspirante, où le lecteur explore avec justesse tous les tréfonds de l’âme de cette héroïne.

On entre dans une sphère intime, où on a l’impression de faire partie de la famille, de les suivre jour après jour dans leurs choix, leurs peines et leurs joies.

L’auteure a fait un riche travail de recherche, et cela se ressent lors de la lecture. On en ressort bouleversé, et anéanti d’avoir suivi le destin de cette famille au lourd passé.

Le lecteur découvre en toute intimité le parcours de vie de Jackie et de sa famille.

Charleston signe ici une nouvelle collection avec « Les Indomptées » qui va faire tout le bonheur des férus de biographies, un ouvrage à lire absolument pour ne pas oublier l’importance qu’a pu avoir cette famille, avec un passé lourd et un destin bouleversant.

Avec une écriture fluide et addictive, Hermine Simon signe d’une main de maître un ouvrage à lire, pour garder en mémoire le vécu de cette famille inédite.

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Le Tournesol Suit Toujours la Lumière du Soleil [17]

En 1861, les États-Unis sont au bord de la guerre civile. En ces temps troubles où chacun joue sa liberté dans un pays sur le point de s’effondrer, les destins de trois femmes exceptionnelles s’entremêlent. À New York, Georgeanna Woolsey va à l’encontre de toutes les attentes de la société mondaine et s’engage comme infirmière. Lorsque l’armée de l’Union passe par la plantation du Maryland où elle est esclave, la jeune Jemma est déchirée : doit-elle abandonner sa famille ou renoncer à la liberté? Quant à Anne-May, en charge de la plantation familiale depuis que les hommes ont rejoint les troupes confédérées, son ambition dévorante ne tarde pas à l’exposer à un sort terrible.

C’est un roman à plusieurs voix, où chaque personne a son mot à dire. Peu importe la classe sociale du protagoniste, chaque personnage a un vécu, un ressenti et des émotions différentes sur la situation qu’il vit. Certains sont plus avantagés que d’autres, c’est ce qui fait la richesse du roman car on suit plusieurs points de vue sur un même événement.

Ce roman représente le combat d’une vie pour l’abolition de l’esclavage, une lutte qui dure depuis des années.

La construction narrative de ce roman est extrêmement riche et intéressante. L’auteure a fait des travaux de recherche incroyables pour nous délivrer un texte fourni, et instructif. On ressort de cette lecture abreuvé de savoir et de connaissance, sur des vestiges du passé qu’a occultés notre mémoire et qui nécessitent d’être remis à la lumière du jour.

Nous suivons le destin de ces jeunes filles pleines d’ambition, à qui la vie ne sourit pas toujours, mais qui vivent tout de même, parfois dans des conditions inimaginables. Des femmes dévouées au service des autres, qui méritent une reconnaissance éternelle.

Ce roman met un point final à la trilogie bouleversante et puissante de Martha Hall Kelly qui nous conte les destins de ces femmes tourmentées, au vécu déchirant, mais teinté de notes d’espoir qui nous mettent malgré tout du baume au cœur.

C’est un hommage puissant à toutes ces femmes qui se battent jour après jour pour bénéficier de droits plus valorisants, et aspirer à une vie meilleure. L’auteure retranscrit parfaitement le quotidien de ces femmes battantes.

C’est un texte à lire pour nous ouvrir les yeux sur la réalité, sur ce qui s’est réellement passé, et sur ce qu’il ne faut jamais laisser tomber dans l’oubli. C’est un devoir de mémoire que nous impose Martha Hall Kelly.

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Origami Blues [16]

Florence tient une boutique spécialisée dans l’art de l’origami. Entourée de grues, de dragons et autres merveilles de papier coloré, elle est heureuse dans ce paradis qu’elle s’est créé. Elle a façonné sa vie comme on crée un origami, avec un soin impeccable, jusqu’à être satisfaite du résultat. Mais un origami cache de nombreux plis, et l’apparence parfaite de la vie de Florence n’est qu’une illusion, qui ne demande qu’à se briser.
Un étudiant qui entre dans sa boutique, une sœur qui part s’installer à l’étranger, un bel homme qui croise sa route -et voilà que petit à petit, tous les secrets de Florence se déplient. Parfois, la seule façon d’avancer est de tout remettre à plat…

Un roman sur des destins liés, où chacun prend un chemin différent mais fini toujours par se retrouver. C’est une belle romance, ponctuée de poésie et de messages cachés. On retrouve au travers de ces mots une plume pudique qui aborde des sujets forts comme l’amour, les liens familiaux distendus ou encore le manque de confiance en soi.

Origami Blues nous parle d’une relation touchante entre un adolescent solitaire et une jeune femme pleine d’espoirs.

On y aborde avec finesse l’histoire et le destin de ces âmes tourmentées par la vie, où le passé ressurgit et chamboule le cours des choses.

C’est un roman poignant, avec une plume contemplative, un style léger mais avec tout un lot de rebondissements.

La chute inattendue nous fait voir le roman d’un autre oeil, et ne nous laisse pas indifférent.

Cependant, j’ai trouvé le roman très court, nous n’avons pas le temps de nous attacher aux personnages et de créer un lien avec eux. J’avoue qu’au départ je ne voyais pas trop où l’auteur voulait en venir, et j’ai trouvé que certains passages allaient trop vite, ce qui a fait que je n’ai pas réussi à être pleinement ancrée par le roman. J’aurai souhaité que l’on creuse plus en profondeur dans le passé des personnages pour mieux saisir leur personnalités. Le roman dispose d’un excellent potentiel qui selon moi n’est pas assez exploité.

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Ainsi gèlent les bulles de savon [15]

Claire est tourmentée par la naissance de sa fille et ne se sent pas prête à devenir mère, elle songe à tout abandonner, mais va tenter de s’en sortir avec l’aide de sa meilleure amie Éleonore et de la célèbre auteure Eva Diaz, qui va jouer un rôle primordial dans sa reconstruction. On suit en parallèle le quotidien d’Océane, une jeune adolescente qui peine à trouver sa place dans une ville où elle ne fait que déménager. Lorsqu’elle rencontre Ben et son professeur de littérature, son destin risque d’être bouleversé.

Ce roman propose plusieurs points de vue, ce qui est très riche, au niveau narratif, car on a le temps de s’attacher et de ressentir le vécu de chaque personnage. Aucun protagoniste n’est laissé pour compte, nous suivons l’évolution des personnages petit à petit. On prend le temps de les connaître et j’ai beaucoup aimé cet aspect-là du bouquin. On creuse vraiment l’histoire de chaque personne.

C’est un écrit criant de réalisme, sur des sujets que l’on n’oserait pas forcément aborder dans la vie de tous les jours, mais qui méritent d’être lu. Avec des sujets forts comme la culpabilité, la maternité, le besoin de liberté ou encore la nécessité de s’échapper du cocon familial.

L’auteure nous délivre une multitude de sujets poignants, qui vont affecter la sensibilité du lecteur, et qui ne laisseront personne indifférent.

Chaque personnage a ses failles et ses qualités, ce qui rend la plume d’autant plus saisissante et réaliste, car ce sont des personnes que l’on pourrait croiser au coin de notre rue.

Le lecteur se fait embarquer des États-Unis, en Indonésie en passant par la France, pour un périple riche en rebondissements. On tourne les pages sans s’arrêter, et on découvre des retournements de situation auxquels personne ne s’attend, ce qui rend la lecture bouleversante.

C’est un roman puissant où l’on est transporté vers de lointaines contrées grâce aux mots de l’auteure qui nous plonge dans des petites bulles de bonheur et d’amour desquelles il est difficile de s’échapper.

Le texte est terriblement réaliste et représente bien cette réalité à laquelle on aspire et qui trouvera écho dans le coeur de chaque lecteur.

L’écrit de Marie Vareille est pétillant, et poétique à la fois. C’est un condensé de bonne humeur qui s’offre à nous. Si vous avez le moindre coup de mou, il est impératif de lire ce roman qui vous fera étinceler de joie !

C’est un véritable remède contre les coups de blues, le roman parfait à lire en ce moment, pour s’échapper de notre quotidien et découvrir tout un univers attachant. On referme le livre conquis, des étoiles pleins les yeux !

Ainsi gèlent les bulles de savon est la recette idéale du bonheur avec des personnages attachants et des sujets touchants. J’ai été éblouie du début à la fin par les écrits de l’auteure !

Une plume délicate qui saura toucher le coeur des lecteurs, adolescents comme adultes, c’est une lecture universelle, qui va bouleverser notre quotidien.

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Hystériques [14]

Trois femmes, quatre utérus. C’est l’histoire de Noémie, qui se désespère de tomber enceinte et se découvre malade de cet organe dont elle attend tout. C’est l’histoire de Clémentine qui, enceinte, renoue avec un souvenir dont seul son utérus a gardé la mémoire, et qui va chambouler sa vie.

Je dois avouer qu’au tout début j’avais un peu de difficulté à me plonger dans l’histoire, à ressentir des émotions pour les personnages. Les personnages ne sont pas forcément attachants au premier abord. J’ai eu du mal à m’identifier à eux, à leur laisser une place dans mon coeur de lectrice. Pour le coup, je n’ai commencé à me prendre d’affection pour eux que vers la fin du roman, où j’ai trouvé que la plume de l’auteure s’est métamorphosée. C’est ce qui a fait que j’ai pris plus de plaisir à ma lecture au fil des pages. 

C’est un roman à lire pour nous ouvrir les yeux sur le monde de la maternité, un moment qui n’est pas toujours tout beau tout rose, l’auteure dépeint sans tabou et avec les mots justes, la douleur et le dur labeur que peuvent endurer toutes ces femmes qui veulent avoir des enfants. 

Les mots de l’auteure sont parfois cruels et incisifs, mais ils dépeignent avec véracité le parcours de toutes ces femmes. 

On suit des femmes qui traversent des parcours semés d’embuches, où le processus de la maternité ne se déroule pas sans entraves. L’auteure est réaliste, et prépare mentalement et physiquement à cette épreuve, aussi dure qu’elle soit. 

Les femmes décrites par Sophie sont puissantes et nous délivrent des messages forts, comme quoi il ne faut jamais baisser les bras, que peu importe ce que l’on traverse, la finalité sera toujours teintée de positivité et d’espoir, au bout du compte. On finit toujours par être récompensés des obstacles rencontrés lors de notre chemin. 

Hystériques est un roman féministe et moderne, à placer entre les mains des jeunes femmes averties qui ont cette soif d’en découvrir plus sur elle-même, mais aussi pour les femmes matures, qui ont déjà connu cette expérience de vie, dans les bons, comme dans les mauvais moments. 

C’est un roman qui brise tous les tabous, et qui révèle haut, ce que personne n’ose dire tout bas. C’est un coup de maître que réaliste l’auteure, en nous dévoilant les coulisses de l’accouchement, de la maternité, de la difficulté à trouver sa place en tant que femme. 

L’auteure libère sa parole, et expose au grand jour les vérités auxquelles font face les femmes, car ça ne doit pas être un secret. C’est un roman sur la vie, sur la procréation et sur l’espoir. 

Sophie Adriansen met en avant ces femmes, et devient leur porte-parole, pour faire entendre ce qu’au fond personne n’ose écouter. La plume est certes tranchante, car elle est remplie de vérité, elle peut déranger, mais elle est nécessaire.

C’est un roman qui demande une certaine ouverture d’esprit, il peut choquer, car il montre une réalité à laquelle nous ne sommes pas forcément au courant. Mais selon moi, et surtout en 2021, il est impératif de lire ce genre de roman, pour ne jamais rester dans l’ombre et l’ignorance, et abreuver notre soif de savoir

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M’asseoir cinq minutes avec toi [13]

Claire et Julien sont en couple depuis une vingtaine d’années, ils ont ensemble eu leur fille : Pauline, pour qui tout semble aller, mais, elle n’est pas comme les autres enfants de son âge, Pauline est autiste. La stabilité du couple se brise petit à petit face au handicap de leur fille. On est plongés dans une réalité cruelle, où la maladie, l’amour déchu et la culpabilité prennent le dessus. 

C’est l’histoire d’un couple détruit par les méandres de la vie, un couple qui traverse le pire et qui ne parvient pas à surmonter les obstacles de la vie. 

Un roman puissant sur une histoire d’amour déchue, avec des sujets poignants tels que l’éloignement, l’amour mais aussi la différence. 

Les mots de l’auteure montrent que la différence fait parfois notre force et que l’on peut vivre malgré un handicap, malgré une différence aussi minime soit-elle, tant que l’on est bien entouré, l’amour prédomine sur tout. 

Un roman où la solidarité demeure le maître mot, où l’entraide est de rigueur pour parvenir à avancer pas à pas dans la vie. 

Ce livre nous prouve que l’espoir fait vivre et qu’il faut à tout prix s’accrocher pour garder le cap lors des épreuves difficiles que chacun peut traverser. 

On nous montre que la vie n’est pas un long fleuve tranquille et qu’il faut parfois traverser le pire pour atteindre le meilleur. 

Au travers de ce roman, on s’attache aux personnages, même s’ils ont chacun leurs failles et leurs qualités, ils demeurent avant tout profondément humains, et chaque protagoniste sait nous toucher en plein coeur et nous rappeler un moment de notre vie que l’on a vécu, on se reconnaît parfois dans certaines situations, ce qui en fait un roman criant de vérité, contrasté par une plume tendre et poignante. 

On lit l’histoire d’une famille déchue par les tourbillons de la vie, où des âmes en peine suivent petit à petit le chemin de la résilience, et tentent de se reconstruire. 

Ce roman a des allures de thérapie qui nous prouve que chaque blessure de notre vie peut être guérie avec du soutien, de l’amour, du respect et de l’entraide. 

Un roman qui prône les valeurs de la vie, à placer entre toutes les mains, car il aborde des sujets forts et importants qui méritent d’être lus. 

Les mots de l’auteure m’ont mis les larmes aux yeux, car les sujets ont fait écho en moi. C’est un livre tout à fait bouleversant, et tellement réaliste.

En espérant vous donner envie,

Doux week-end

Eline