ARCHIPOCHE

Je suis venue te dire.

Au cœur de ce roman, on suit Rose, une jeune femme qui nous délivre son histoire. On oscille entre son enfance, avec une mère décédée jeune, et un père complètement absent de son éducation, elle est élevée par sa grand-mère, qui tente de faire du mieux qu’elle peut. Mais lorsque des années plus tard, sa tante la contacte pour lui dire que son père est sur un lit d’hôpital, tout va changer, et elle va lui dire tout ce qu’elle n’a jamais osé lui dire.

J’ai été prise dès les premières pages par cette histoire, d’une poésie absolue. On navigue entre l’enfance de Rose et elle, des années plus tard, femme mature et indépendante. Son enfance n’a pas été de tout repos, mère décédée, père manquant à son devoir d’éducation, et préférant aller au bar plutôt que de s’occuper de sa fille, et en prime, ses camarades d’école qui la harcèle, jour après jour.

Rose se cache derrière sa carapace, mais c’est une enfant, et surtout une femme forte, qui a connu de nombreuses tourmentes, et son lot de malheurs, qu’elle seule pourra parvenir à surmonter. On y découvre une relation compliquée avec son père, qui n’a jamais été présent dans les grands moments de sa vie (première rupture amoureuse, rencontres amicales, rentrées scolaires..).

Elle s’enfuit du domicile au plus vite, mais des années plus tard, elle reçoit un appel qui change la donne. Elle se rend à son chevet, pour être malgré tout aux côtés de ce père qui a failli à son éducation, prête à lui pardonner, peut être..

On sent l’immense tristesse présente dans ce roman, l’histoire de Rose a fait écho dans mon coeur, et m’a littéralement chavirée. J’ai eu énormément de peine pour cette enfant au quotidien tourmenté, une quasi orpheline, car son père n’a pas été là pour elle quand elle en avait besoin.

L’auteure dépeint avec poésie et justesse la subtilité d’un amour renaissant entre ce père aux portes de la mort, et cette jeune femme qui tente de lui pardonner de son absence. Mais, face à la mort d’un proche, les carapaces se brisent, les paroles se délient, et les cœurs s’ouvrent.

C’est avec émotion que je referme ce livre, j’ai été bouleversée du début à la fin par le destin de cette femme, forte et sûre d’elle, malgré ce qu’elle peut penser. Un livre parfait pour l’amatrice de fleurs que je suis, car on y aborde beaucoup de références sur la botanique.

Alors, il te plairait ?

ARCHIPOCHE

Quand les hasards sont des rendez-vous.

Au coeur de ce roman, on suit Papé, un vieux monsieur de 85 ans, il est sans-abri, mais s’est lié d’amitié avec les clients et la gérante du bar de la ville, Jocelyne et sa troupe. Les jeunes qui fréquentent le bar ont crée leur troupe de théâtre, et à la mort de Papé, ils vont devenir les gardiens d’un héritage assez étrange : des valises pleines de souvenirs. Ils vont décider d’animer la vie de Papé, pour tenter de lui redonner vie, et surtout de lui rendre hommage.

C’est un livre qui aborde des thématiques intéressantes et j’ai bien aimé la façon dont elles étaient amenées. Je ne me suis pas forcément attachée aux personnages, mais j’ai tout de même pris plaisir à lire ce bel hommage rendu au sans-abri qu’était Papé.

On oscille entre vie de quartier, souvenirs, théâtre et enfance, pour nous dresser un beau schéma de vie, qui aurait ravi le coeur de ce cher Papé. Un homme au grand coeur.

On essaie de comprendre au travers de ces souvenirs ce qu’était la vie et l’enfance de Papé, avec ses hauts et ses bas. C’est un livre rempli de poésie mais surtout d’humanité, car il met en avant la vie de ce vieil homme, dont le devoir de mémoire est ravivé par les jeunes adultes, qui prennent plaisir à cette quête identitaire.

Alors, il te tente? La maison d’édition a lancé la Collection Instants Suspendus avec plein de belles parutions à découvrir. J’ai lu « Si la vie te donne des citrons, fais en une tarte meringuée », « Je suis venue te dire » et celui-ci que j’ai beaucoup aimé.

CHARLESTON

Mon bilan : Lectrice Charleston 2021.

J’ai déjà fait deux IGTV sur mon compte Instagram @meslivresdepoche, mais je me suis dit que ça pourrait être sympa de faire un petit récapitulatif ici, pour ceux qui n’auraient pas vu mes vidéos, ou qui n’auraient pas Instagram.

Tout d’abord, être lectrice Charleston, c’est quoi ?

En Septembre, le compte Instagram des Éditions Charleston lance une campagne de recrutement pour sélectionner 20 lectrices, qui recevront pendant un an une trentaine de romans (en Épreuve Non Corrigée), sur la liseuse ou au format papier. Les lectrices auront un mois maximum pour lire l’ENC, puis devront rendre leur avis dans le lien Google Doc, que la maison leur aura envoyé. Les lectrices recevront le format final du roman quelques jours avant sa sortie, et pourront donc en parler sur leur compte Instagram, leur blog, Babelio, la Fnac ou encore Amazon, afin de relayer au maximum le bouquin, et de lui offrir une grande visibilité.

Le rythme de l’aventure est parfois soutenu, le nombre d’ENC varie entre 2 et 6 romans par mois, avec parfois des suites de saga, il faut donc être parfois à jour, afin de mieux comprendre la suite.

Il est possible de ne pas lire quelques romans, la maison ne vous en voudra pas, mais il ne faut pas que ça devienne trop régulier. Si l’on aime pas en roman, on est dans notre devoir d’être honnête et de le dire, on est 20 lectrices, c’est donc normal qu’un ouvrage ne plaise pas à chacune.

Entre romans sur la maternité, sur la guerre, sur le génocide, sur le handicap, sur des vies de personnalités connues, ou encore sur Noël, j’ai découvert énormément de parutions, des livres vers lesquels je ne me serai pas forcément tournée en librairie, et j’en suis ravie.

Toute l’année, la maison d’édition nous chouchoute et nous envoie beaucoup de goodies, de romans, et plus, cela réchauffe le coeur, et met instantanément un sourire sur nos lèvres.

L’aventure m’a permis de rencontrer toutes les autres lectrices, mais aussi d’échanger avec les auteurs, et j’en suis très reconnaissante. Je suis allée à l’événement Charleston à Paris pour rencontrer les auteurs et l’équipe, c’était un super événement.

Lorsque vous rendez votre avis dans le Google Doc (vous allez devoir émettre un avis sur la couverture, le titre et le livre, et noter sur 5 le livre), je vous conseille de faire une sauvegarde de votre chronique, car parfois vous allez rendre votre avis et ne recevoir le roman que 3 ou 4 mois après, vous aurez le temps d’oublier mot pour mot votre chronique, alors faites une copie, pour le jour J, ne rien perdre de ce que vous avez ressenti et de vos mots exacts (moi vous devez savoir que je note en plus à part l’arbre généalogique et le résumé global de l’histoire, que ce soit pour Charleston ou pas d’ailleurs).

Alors, oui c’est une année où vous allez avoir un rythme de lecture de folie, où vous devrez laisser vos Services Presses et lectures personnelles de côté, mais vous ferez de magnifiques découvertes qui vous marqueront à tout jamais.

Au total, nous avons lu 30 romans, et mon top 5 demeure : Pachinko, Les cendres sous les coquelicots, Ainsi gèlent les bulles de savon, Ce que murmure le vent et Le parfum de l’Exil, mais il y a aussi Tout ce que le coeur n’oublie jamais, j’avoue gros crush pour tous ces romans.

Alors, oui parfois vous ne serez pas dans le mood pour lire tel ou tel roman, ça arrive, et la maison ne vous en tiendra pas rigueur tant que ça reste occasionnel. Pour ma part j’ai eu une déception, Origami Blues, deux abandons : L’amazone verte et Filles d’un temps nouveau, et un non-lu : le Tome 5 de la Saga Cedar Cove (je n’avais pas lu les premiers tomes).

Une fois que vous recevez le livre final, hop vous faites une jolie photo du bouquin à poster le jour de sa sortie (ou après pour éviter l’effet de masse), vous pouvez (et c’est même fortement conseillé) en parler sur Babelio, Gleeph, Amazon, Fnac, Cultura, votre blog, YouTube, en story, bref partout où vous voulez.

En tout cas la maison sera aux petits soins pour vous, elle va vous gâter toute l’année, et pour cela j’en suis intimement reconnaissante. Concernant la sélection, vous aurez donc un formulaire à remplir, en disant pourquoi vous vous voyez devenir lectrice, vos habitudes, vos coups de coeur etc. Il faut juste rester soi même, être présent sur Instagram (et blog, babelio, pour avoir plus de chance), avoir une liseuse est selon moi indispensable, et je vous conseille de vous mettre à jour des sagas pour vous préparer à l’aventure (nous avons eu la suite des Rêves de nos mères, de Malabar Hill, de La maison d’hôtes, du tatoueur d’Auscwhitz, ou encore du Crocus Jaune.. ça fait pas mal de premiers tomes à rattraper oui, mais je vous aurai prévenu hihi!)

Alors un grand merci aux Éditions Charleston pour cette année incroyable. Et toi, tu participes?

CHARLESTON

Les cendres sous les coquelicots [21]

Je ressors de cette lecture complètement meurtrie, la force de l’auteure réside dans le fait qu’elle ai réussi à dépeindre un contexte autour d’un univers traumatisant qu’est la guerre, elle décrit avec une précision chirurgicale les peines endurées par les soldats, mais aussi par les familles qui les attendent de l’autre côté du mur.

Je peine à trouver mes mots pour décrire la puissance de ce roman, le lecteur ne lit plus seulement les lignes, il entre véritablement en action, et se fait transporter d’un bout à l’autre, en ressentant un torrent d’émotions, notre coeur chavire page après page, et c’est avec soulagement, mais surtout avec beaucoup de peine que l’on referme ce roman, qui nous marque à tout jamais, et ça j’en suis certaine.

Le roman porte avant tout sur la fraternité, sur les liens qui se renforcent avec le contexte de la guerre, où l’union présage, et où la force et le soutien sont nécessaires pour survivre dans des conditions telles que Carine nous les décrit : le froid, les poux, la faim.

On ressent avec un déchirement immense l’impuissance de toutes ces familles qui attendent au pied de leur porte le retour de leur frère, de leur cousin, de leur mari, de leur père parti à la guerre, et qui savent pertinemment que cette porte pourra rester close à tout jamais.

Le lecteur lit avec une tristesse immense la persécution subie par les soldats, l’exil et surtout la violence qui restent les maîtres mots de ce récit.

Je reste intimement persuadée que ce récit est le meilleur dans son genre, car l’auteure a su nous immerger dans la peur, la saleté, l’attente de nos amants, le désespoir mais elle apporte surtout cette touche d’espoir et de lumière qui nous permet de ne pas sombrer.

Après Les Rêves de Nos Mères, il m’apparaît comme une évidence de lire ce deuxième volet, pour y retrouver des thèmes forts, une écriture qui brise les codes, des personnages attachants et des rebondissements qui nous tiennent en haleine du premier au dernier mot.

Je suis littéralement restée en apnée pendant toute la durée de ma lecture, j’ai eu froid, j’ai eu peur, j’ai eu le coeur en miettes et je me suis surtout sentie impuissante de me dire que des milliers de personnes ont connu de tels drames.

Alors pour tous les lecteurs qui recherchent un roman puissant, déroutant, mais surtout teinté d’une vérité malgré elle cruelle, je pense qu’il est primordial de lire ce livre, pour ne jamais oublier de quoi est fait notre passé, pour mieux comprendre les bases sur lesquelles nous vivons aujourd’hui, et surtout, pour rester reconnaissant de tout ce que l’on possède aujourd’hui.

Avec le roman, on se rend compte que la vie ne tient qu’à un fil, et qu’il faut chérir nos proches du temps qu’ils sont là, car nous ne savons pas de quoi demain est fait.

Carine nous dépeint des personnages déchus, avec l’âme meurtrie, mais qui se battent coûte que coûte pour sauver leur pays, un endroit qui leur est cher, et pour lequel ils donneraient leur vie.

Le lecteur découvre avec horreur tout ce qu’ont pu traverser nos ancêtres, malgré la violence du contexte, nous sommes immergés au coeur de la Première Guerre mondiale, en étant spectateur de la famine, du froid, des conditions de survie précaires.

Je pense que ce roman est littéralement un chef-d’oeuvre, tant sur la mentalité des personnages et leur résilience suite à tout ce qu’ils ont pu traverser, mais aussi et surtout sur la description de la guerre, qui m’a fait frissonner, car je l’ai trouvé empreinte de vérité.

Avec ce roman, on éduque, on ouvre les consciences, on se rend compte de la chance que l’on a de vivre dans de telles conditions, au coeur d’un pays sans guerre.

Infos livresques

Mon challenge lecture de l’automne

Comme à toutes les saisons, j’organise un challenge de lecture, pour te permettre de vider ta PAL. Cette année j’ai choisi pour titre #unbrindautomne !

Je te laisse découvrir les catégories suivantes et te donne quelques idées de lectures qui pourraient rentrer dans les différentes catégories.

Une couverture qui t’attire le moins :

alors là je ne peux pas t’aider, ce sera selon ta sensibilité esthétique 😉

Un roman adapté en série, film ou BD :

tu peux retrouver beaucoup d’ouvrages de Michel Bussi (Maman a Tort, le Temps est Assassin), Coben (Une chance de trop), Thilliez (Le Syndrôme E), La Chronique des Bridgerton, La Servante Écarlate, La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, ou encore Harry Potter, les classiques !

Un roman qui se déroule à la campagne :

je peux te conseiller Le Doux Parfum de la Vérité, les Agatha Raisin qui se déroulent dans la campagne Anglaise, les Détectives du Yorkshire, La ferme du Bout du Monde, Un Manoir en Cornouailles!

Faire une lecture commune :

tu prends le livre que tu veux et tu le lis en même temps que quelqu’un d’autre (qui l’a aussi obviously!)

Un roman sur le thème de la nourriture :

tu peux retrouver la saga de la Petite Boulangerie, ou les Enquêtes d’Hannah Swensen, la Plage de la Mariée!

Une autrice féminine avec un personnage masculin :

je te conseille dans l’Ombre de Mei, On s’est aimés comme on se quitte, ou encore Médusa !

Un roman qui va te faire frissonner :

alors là, libre à toi de choisir, ça peut être du polar, du policier, de l’horreur, je pense à Chattam, Thilliez, Gardner.. autant de noms qui te donneront des frissons lors de ta lecture.

Un roman sur l’enfance ou avec un personnage enfant :

ça peut être Les Imbattables, Nés sous une Bonne Étoile, Anne de Green Gables, Au Petit Bonheur la Chance, La Fin de la Solitude..

Alors, tu participes à mon challenge ? J’espère que je t’aurai aidé avec ces conseils de livres, même si je suis sûre que tu as déjà quelques idées en tête. Tout au long du challenge, tu pourras retrouver les templates à la une (sur mes stories), et surtout, utilise le #unbrindautomne, pour que je ne manque pas tes publications !

CHARLESTON

Un Grain de Moutarde [20]

Lisbeth Johnson a grandi dans le Sud des États-Unis, dans la plantation de coton appartenant à sa famille. Jordan Freedman est la fille de Mattie, esclave et nourrice bien-aimée de Lisbeth. Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Lisbeth et Mattie veillent chacune sur leur foyer tandis que Jordan est institutrice et suffragette. Quand Lisbeth est appelée au chevet de son père mourant, elle se rend sans hésiter à la plantation et se retrouve confrontée à sa famille confédérée, qu’elle a trahie en épousant un abolitionniste. Au même moment, Jordan et Mattie reviennent elles aussi à Fair Oaks, afin de soutenir leur famille, toujours victime d’oppressions.

Ce roman représente le combat de génération en génération pour les droits des Noirs. On ressent le fossé entre les Blancs et les Noirs, que seule une couleur de peau sépare, mais cette différence les privent de beaucoup de droits pour lesquels ils continuent de se battre jour après jour.

Au travers des écrits de l’auteur, on sent qu’elle a voulu inculquer aux enfants, qui ont une place majeure, les bases fondamentales de la vie, d’une bonne éducation et du respect d’autrui. C’est un récit où la place de l’humain prédomine.

L’autrice a su rebondir et apporter un complément sur l’histoire du premier tome. Dans ce deuxième volet on retrouve des sujets creusés, plus profonds et détaillés sur l’esclavage, les droits des personnes Noires, les fugues, ou encore la domination de certaines personnes Blanches.

C’est un roman bouleversant mais teinté d’espoir suite aux combats et aux souffrances accablés par les peuples. On y suit des enfants avec des cicatrices physiques ou mentales, avec une forte capacité de résilience.

L’auteure signe parfaitement le début d’une saga prometteuse, à glisser entre les mains des lecteurs qui souhaitent se documenter sur le sujet de l’esclavagisme, du racisme, de la ségrégation raciale et de l’abus de pouvoir.

On referme ce roman choqué et bouleversé par rapport à tout ce qu’ont pu vivre nos ancêtres, le lecteur passe par toutes les émotions, mais celle la plus forte reste l’injustice, concernant le parcours des personnages.

Le rôle de l’enfant apporte réellement une touche d’espoir et de naïveté à ce roman qui déclame pourtant des thèmes forts, et j’ai beaucoup aimé ce contraste, où l’enfant rêve à sa liberté dans un monde où les obstacles prennent très souvent le dessus.

L’auteure combine avec brio un récit fort, avec des personnages émouvants, sur une toile de fond historique.

Au travers de ce roman, on sent que chacun cherche sa place, mais ne parvient pas forcément à la trouver car la guerre a fait des ravages et laisse des traces indéniables tant sur le plan mental que physique. Le combat a été long, et les personnages se relèvent petit à petit, au fil du temps.

Ce roman compète à merveille Le Crocus Jaune, et offre une suite logique, avec toutes les réponses à nos questions. On rencontre les descendants des personnages du premier tome, et on suit un tout autre combat, avec des sujets beaucoup plus approfondis et qui amènent à la réflexion.

Un Grain de Moutarde, c’est avant tout le combat d’une vie, où on révèle aux yeux de tous ce passé qui ne devrait jamais être caché, faisant partie intégrante de l’Histoire, on découvre avec horreur ce qui est advenu de nos ancêtres, et le long chemin qu’ils ont parcouru avant d’atteindre la reconnaissance, et la liberté, bien qu’elle ne soit malheureusement jamais complètement acquise.

Infos livresques

Comment j’organise mon carnet de lecture?

Premièrement voici mon carnet de lecture, je le trouve tout simplement magnifique. Il provient de la boutique https://www.gwenaelle-trolez.fr/ et je ne pourrai plus m’en passer maintenant ! Je pense que j’en reprendrai un sur son site quand je l’aurai terminé, car elle fait des créations juste dingues.

Les premières pages sont dédiées à mon bilan de lecture, j’y glisse donc tous les livres que je lis, avec un petit numéro pour que le comptage soit plus facile. À la fin de l’année, je recense le nombre total de livres lus, en l’occurrence 102 pour l’année 2020.

J’ai ensuite deux pages, une consacrée à mon année de lectrice Charleston et l’autre pour mon partenariat avec Archipoche. J’y note tout simplement le titre du Service Presse, ma note avec une petite étoile sur 5, la date de sortie du roman, et pour Charleston, si on a reçu l’ENC en numérique ou en papier.

Enfin, j’ai deux pages différentes, une pour les réceptions Concours, une pour tous mes Services Presses. Cela me permet de bien m’organiser et de voir si je suis à jour dans les délais de lecture. Je note le titre, un point rouge quand je l’ai reçu dans ma boîte aux lettres, et un point vert quand il est lu !

Et toi, tu as un carnet de lecture? Comment tu t’organises? Dis-moi tout !

CHARLESTON

La malédiction de Satapur [19]

Je te présente aujourd’hui le tome 2 des Veuves de Malabar Hill, la Malédiction de Satapur. Je te conseille impérativement de lire le premier tome d’abord, ne fais pas comme moi (mais je n’avais pas le temps au niveau du délai), pour mieux saisir les subtilités, les liens entre les personnages et l’histoire, je pense qu’il est préférable de lire le premier tome d’abord.

Tu vas lire un roman qui se passe en Inde, en 1922 (c’est marrant c’est l’année de naissance de mon arrière grand-mère, bref). Perveen Mistry travaille dans le cabinet d’avocat de son père, et devient la première femme avocate en Inde. Un statut qui fait débat, car seuls les hommes sont autorisés à plaider. Une malédiction frappe la famille de Satapur, et Perveen va enquêter.

Ce roman nous invite au coeur d’un voyage initiatique en pleine Inde. Lire ce roman, c’est comme sortir de son cadre habituel de lecture, on voyage vers de lointaines contrées, on découvre une tout autre culture.

Le roman nous invite à nous pencher sur la richesse des cultures étrangères, le lecteur plonge dans un univers qui ne lui est pas familier, avec des histoires d’héritages et de succession.

C’est un ouvrage instructif, qui nous permet d’élargir notre culture et de nous faire voir ce qui se passe en dehors de notre pays. L’Inde regorge d’histoire et de culture, et alimente notre soif d’apprendre.

Ce roman nous ouvre les portes, tels les Mille et Une Nuits, et nous plonge au coeur d’un récit riche et poignant, où l’on découvre plus en profondeur le rôle des femmes, la puissance de la famille et l’important des traditions.

C’est le genre de roman idéal pour les amateurs d’enquêtes qui mêle romance, tradition et secrets, le tout en étant extrêmement bien documenté.

La malédiction de Satapur met en avant une héroïne féministe qui se détache de ses moeurs, et qui tente de se libérer, pour retrouver un semblant de liberté.

L’auteure dépeint le portrait bouleversant de toutes ces générations d’hommes et de femmes qui vivent dans une société où le courage et la détermination règnent en maîtres pour vivre.

Le personnage de Perveen se bat pour faire valoir ses droits, elle est déterminée et courageuse et représente l’exemple même à suivre pour toutes ces femmes.

Sujata Massey réussit à combiner deux genres littéraires en un seul roman, elle prend le lecteur par la main, et lui fait vivre un tourbillon d’émotions au coeur d’une enquête palpitante.

Découvrez au travers de ce roman la place qu’occupent les femmes au début du XXème siècle, et rendez-vous compte des différences de cultures impressionnantes entre notre pays et l’Inde en 1922.

Je n’ai pas eu de coup de coeur pour ce roman, car j’ai commencé par lire le deux avant le un par faute de temps, et certains éléments de l’histoire m’ont échappé. Il y avait beaucoup de personnages et c’était parfois compliqué de suivre, j’aurai mis un arbre généalogique au début du roman pour permettre d’informer le lecteur, surtout s’il n’a pas lu le tome précédent.

ARCHIPOCHE

L’été des fleurs sauvages.

Tu vas suivre Zoé, qui va être confrontée à un choix crucial, celle d’une opération chirurgicale risquée, qui peut lui sauver la vie, mais qui peut aussi lui en coûter. Elle décide, sur un coup de tête de retourner dans la station balnéaire des Cornouailles de son enfance, là où elle a connu un drame. 14 ans se sont passés, et elle va revoir Jack, qu’elle n’a jamais cessée d’aimer.

J’ai beaucoup aimé ce roman pour les thématiques qu’il a abordé. On y lit les amours de jeunesse qui ressurgissent d’un coup, tous ces décors à l’anglaise, des personnages attachants, et au milieu de tout ça, une petite enquête qui fait son nid.

On va naviguer entre l’histoire de Zoé qui retourne enquêter sur la disparition mystérieuse de son frère, car elle veut, une bonne fois pour toute, faire son deuil, et cela se fera avec son amour de jeunesse retrouvé, qu’elle pensait oublié à jamais.

D’un autre côté, on suit Rose, qui va devoir aller à Londres pour régler des histoires personnelles avec son ex conjoint, Matt.

Au fil des lignes, les destins se mêlent, et toutes les questions ont finalement une réponse. La boucle est bouclée, et j’ai beaucoup aimé ce récit qui combine tous les genres littéraires que j’affectionne.

Lis le en bord de plage, avec une boisson et ton chapeau de paille!

ARCHIPOCHE

L’île aux trente cercueils.

Je pense que les aventures d’Arsène Lupin ne sont définitivement pas faites pour moi, je suis pourtant en train de regarder la série sur Netflix, et pourtant j’adore. Mais, concernant les romans, j’ai beaucoup de mal! Mais tente quand même ta chance, car je sais que pas mal de gens ont tout de même aimé !

Trente écueils menacent une île Bretonne, les habitants qui sont de grands superstitieux l’appellent « l’île aux trente cercueils ». Une légende hante le village, trente victimes vont devoir mourir en croix, dont quatre femmes. Véronique, va chercher son fils disparu depuis plus de 10 ans, et va avoir la surprise de découvrir ses initiales sur les portes de la chapelle.

J’ai bien aimé ce côté un peu fantastique et gore. Cependant, j’ai trouvé que l’auteur s’éparpillait trop, nous donnait trop de détails. L’écriture est un peu lourde à mon goût et j’ai eu du mal à m’immiscer dans cet univers si particulier qui nous est dépeint.

Je ne me suis pas attachée aux personnages, ce qui est fort dommage, et ce qui a fait que j’ai eu du mal à revenir à ma lecture, car je n’avais pas d’affect pour eux.

Un moment l’auteure commence à parler de prophétie, de religion, de légende et d’événements surnaturels, et là c’était la goutte de trop. Pourtant, je commence à me lancer dans le fantastique, comme tu dois le savoir. Mais là, je n’ai pas accrochée à l’univers décrit par Maurice Leblanc.

Je pense arrêter l’expérience Arsène Lupin, pour le moment, tout en restant contente de les avoir découvert.

Tu as lu certains de cette collection, qu’en penses-tu?