ARCHIPOCHE

Un amour fou.

Plongés en 1509, on va suivre Jeanne la Folle, fille de Ferdinand et Isabelle. Elle se retrouve enfermée dans son palais, où elle y restera 46 ans, tenue par le secret absolu. 🤫 
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Jeanne éprouve un amour toxique envers Philippe, l’aimant du premier regard jusqu’au dernier souffle, malgré ses trahisons et son infidélité, qui n’alterneront en rien les sentiments puissants qu’elle aura éprouvé toute sa vie🌟
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Avec des parents obnubilés par le mariage et le pouvoir, et une fille qui n’aspire qu’à l’amour, le contraste est fort. Tandis que les 5 enfants mènent leur vie selon les codes.
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Au fil de ce roman, on comprend pourquoi Jeanne est surnommée la Folle. Mais, on suit surtout une femme détruite par la vie, et privée de soutien. Voyant sa famille dépérir, sous ses yeux.
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Ce roman était une belle découverte et une plongée à l’époque de l’inquisition, de la colonisation des Amériques et de la reconquista. 🇪🇸 
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Alors, prêts à découvrir des secrets de famille déchirants? ✨

 

CHARLESTON

Ce que murmure le vent [22]

L’auteure maîtrise avec brio cette alternance entre le passé et le présent. C’est un roman choral que l’on écoute comme un conte où l’auteure nous transporte dans un univers bercé de romance, avec un tourbillon d’émotions.

C’est avant tout l’histoire d’un amour déchirant qui résiste au temps. Amy Harmon manie avec finesse et précision toutes les temporalités dans lequel le lecteur est amené. On lit ce roman en apnée pris par les tourments et les remous, on a le souffle coupé du début à la fin.

Un roman intergénérationnel à glisser entre les mains des férus de romance, d’histoire et de poésie.

Charleston signe ici un roman puissant aux allures de science-fiction et de fantaisie qui mérite d’être lu.

C’est un roman puissant où les liens résistent à toutes les temporalités. On referme ce livre comme on referme une boîte à souvenirs, avec de la nostalgie et des étoiles plein les yeux.

La plume de l’auteure est profonde et poétique, le lecteur est bercé par cet hymne lyrique à la vie et à l’amour, que chacun recherche secrètement, au plus profond de son coeur de lecteur. On est amenés vers d’autres cieux, au coeur d’une Irlande sauvage et mystérieuse qui détient bien des secrets.

L’auteure nous délivre un écrit magistral, où chaque secret détenu ne demande qu’à être déployé.

Ce récit tourmente notre coeur de lecteur, nous fait tanguer comme au bord d’un naufrage, il est sombre tout en étant lumineux. L’auteure dose avec une profonde justesse ce contraste entre le désespoir et la renaissance.

C’est avec émotion que je referme ce livre, j’ai littéralement voyagé dans le temps tout en restant chez moi. Un roman à lire pour ceux qui désirent voyager, découvrir la richesse de la culture Irlandaise, et rencontrer tout un tas de personnages atypiques et résolument attachants.

Ce que murmure le vent est un roman éprouvant, sur toutes ces illusions perdues, ces moments que l’on ne pourra pas revivre, et sur l’infinité des possibilités qui s’offrent à nous, tout au long de notre vie.

Ce roman gardera une place particulière dans mon coeur de lectrice, il saura vous réconforter et faire briller vos yeux, de plein de petites étincelles.

Ce que murmure le vent nous rappelle la série Outlander, où les personnages nous tendent la main pour un voyage dans le passé, pour lesquels on se prend d’affection, le tout, au coeur d’un décor inoubliable, bercé par le vent et l’ambiance chaleureuse de l’Irlande.

Le genre de bouquin idéal pour un moment d’évasion, avec un thé brûlant, un plaid doudou, et un fond de musique Irlandaise, pour une fabuleuse épopée au coeur de l’île d’Émeraude.

Prêt pour un voyage en Irlande ?

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Sage comme une image.

Malheureusement, je n’ai pas réussi à terminer ce livre. J’ai trouvé premièrement que la quatrième de couverture en révélait trop sur le roman, et je n’ai donc rien appris de plus que ce qui était déjà sur le résumé. 

On va suivre Teddy qui est élevé par ses parents, ne recevant aucun amour de leur part, puis on va suivre sa rencontre avec Francine qui a été témoin du meurtre de sa mère. 

L’ambiance est glauque à souhait, Teddy est élevé dans l’alcool, la drogue, la puanteur, j’étais mal à l’aise. 

Je ne me suis pas attachée aux personnages et je me sentais sale, et gênée car certaines situations étaient un peu étranges. 

Je me suis arrêtée à un peu plus de la moitié mais je n’ai vraiment pas réussi à rentrer dedans. Je vous en parle quand même car j’ai toujours été transparente avec vous. 

Autant il y a certains livres malaisant genre la terre des mensonges, Elma ou encore la vraie vie ça l’a fait, mais pas celui ci. 

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Mon bilan du Partenariat Archipoche.

D’abord, les éditions Archipel, c’est quoi ?

C’est une maison d’édition qui regroupe les Presses du Châtelet (spiritualité, développement ou encore bien-être), l’Archipel (romans divers, essais ou encore entretiens), Ecriture (dictionnaires de luxe et romans) et Archipoche (les romans au format poche, vous l’aurez compris). Elle s’est lancée récemment dans la collection Instants Suspendus, des romans frais, modernes, et touchants.

Comment j’ai postulé ?

Mylène, celle qui s’occupe de la maison, lance un appel à partenariat courant Septembre, pour les blogeurs (ceux qui veulent devenir partenaire Archipel) et les Instagrammeurs (pour le partenariat Archipoche). A l’époque, j’ai choisi Instagram car je n’avais pas encore de blog, et je suis devenue partenaire Archipoche. Il faut cependant avoir un minimum de 1 500 abonnés pour être pris. Voici le lien pour tenter votre chance :

Comment se déroule le partenariat ?

Mylène nous envoie environ tous les trois mois le programme avec toute la sélection, évidemment quand on est partenaire Archipoche, on ne peut choisir que les petits formats, même si la tentation des grands format est parfois présente! Dans le catalogue, on choisit autant de livres qu’on veut mais on s’engage à les lire un mois suivant la réception, et à en parler sur Bookstagram, pourquoi pas son Blog, Babelio, sa chaîne YouTube, bref on donne de la visibilité 🙂

Le catalogue comprend donc les romans Archipoche de plusieurs genres littéraires : grands romans, suspense, romans historiques, biographies, ou encore essais. Ce qui est chouette c’est qu’on choisit vraiment ce qui nous plaît, pas de contrainte, si le résumé nous tente on le prend! J’en choisissais toujours deux ou trois à chaque programme, pour ne pas me retrouver submergée non plus, et ce qui est cool c’est que Mylène n’envoie pas tout d’un coup mais espace les envois, ce qui permet de relâcher la pression !

Combien j’ai lu de romans cette année?

Je n’ai pas le nombre exact mais approximativement je dirai une quinzaine. En plus des partenariats service presse, j’ai gentiment reçu d’autres romans hors programme ou des grands format, car Mylène est un amour et nous gâte toute l’année.

Quelles ont été mes plus belles découvertes ?

J’ai adoré Je suis venue te dire, Anne et la Maison aux Pignons Verts, l’Art du Meurtre, l’été des fleurs sauvages ou encore si la vie te donne des citrons, fais en une tarte meringuée. Ce qui est chouette avec ce partenariat, c’est qu’on choisit vraiment un genre littéraire qui nous fait envie à ce moment là, et on a le choix avec tous les genres que propose la maison.

Que faire si on n’aime pas un roman?

Alors, ça m’est arrivé pour Arsène Lupin, on envoie simplement un mail à Mylène, en lui expliquant de manière constructive pourquoi on n’a pas aimé. Personnellement, j’en parle quand même sur mes réseaux, car ça fait partie du jeu. On peut les faire gagner en concours, ou les mettre en boîte à livres (je ne vends jamais mes SP, je trouve ça assez irrespectueux). Pour ma part, j’ai gardé les Arsène Lupin quand même, les trouvant jolis.

J’en retiens pour terminer une belle année avec de merveilleux échanges, et une bienveillance extrême de Mylène, qui prend soin de nous, qui regarde et commente nos stories, et qui était un peu notre maman pendant l’aventure. J’aime énormément cette personne au grand coeur, et ne peut que vous conseiller de tenter l’aventure rien que pour les doux moments passés en sa présence, en espérant qu’on puisse se rencontrer un jour 🙂

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Je suis venue te dire.

Au cœur de ce roman, on suit Rose, une jeune femme qui nous délivre son histoire. On oscille entre son enfance, avec une mère décédée jeune, et un père complètement absent de son éducation, elle est élevée par sa grand-mère, qui tente de faire du mieux qu’elle peut. Mais lorsque des années plus tard, sa tante la contacte pour lui dire que son père est sur un lit d’hôpital, tout va changer, et elle va lui dire tout ce qu’elle n’a jamais osé lui dire.

J’ai été prise dès les premières pages par cette histoire, d’une poésie absolue. On navigue entre l’enfance de Rose et elle, des années plus tard, femme mature et indépendante. Son enfance n’a pas été de tout repos, mère décédée, père manquant à son devoir d’éducation, et préférant aller au bar plutôt que de s’occuper de sa fille, et en prime, ses camarades d’école qui la harcèle, jour après jour.

Rose se cache derrière sa carapace, mais c’est une enfant, et surtout une femme forte, qui a connu de nombreuses tourmentes, et son lot de malheurs, qu’elle seule pourra parvenir à surmonter. On y découvre une relation compliquée avec son père, qui n’a jamais été présent dans les grands moments de sa vie (première rupture amoureuse, rencontres amicales, rentrées scolaires..).

Elle s’enfuit du domicile au plus vite, mais des années plus tard, elle reçoit un appel qui change la donne. Elle se rend à son chevet, pour être malgré tout aux côtés de ce père qui a failli à son éducation, prête à lui pardonner, peut être..

On sent l’immense tristesse présente dans ce roman, l’histoire de Rose a fait écho dans mon coeur, et m’a littéralement chavirée. J’ai eu énormément de peine pour cette enfant au quotidien tourmenté, une quasi orpheline, car son père n’a pas été là pour elle quand elle en avait besoin.

L’auteure dépeint avec poésie et justesse la subtilité d’un amour renaissant entre ce père aux portes de la mort, et cette jeune femme qui tente de lui pardonner de son absence. Mais, face à la mort d’un proche, les carapaces se brisent, les paroles se délient, et les cœurs s’ouvrent.

C’est avec émotion que je referme ce livre, j’ai été bouleversée du début à la fin par le destin de cette femme, forte et sûre d’elle, malgré ce qu’elle peut penser. Un livre parfait pour l’amatrice de fleurs que je suis, car on y aborde beaucoup de références sur la botanique.

Alors, il te plairait ?

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Quand les hasards sont des rendez-vous.

Au coeur de ce roman, on suit Papé, un vieux monsieur de 85 ans, il est sans-abri, mais s’est lié d’amitié avec les clients et la gérante du bar de la ville, Jocelyne et sa troupe. Les jeunes qui fréquentent le bar ont crée leur troupe de théâtre, et à la mort de Papé, ils vont devenir les gardiens d’un héritage assez étrange : des valises pleines de souvenirs. Ils vont décider d’animer la vie de Papé, pour tenter de lui redonner vie, et surtout de lui rendre hommage.

C’est un livre qui aborde des thématiques intéressantes et j’ai bien aimé la façon dont elles étaient amenées. Je ne me suis pas forcément attachée aux personnages, mais j’ai tout de même pris plaisir à lire ce bel hommage rendu au sans-abri qu’était Papé.

On oscille entre vie de quartier, souvenirs, théâtre et enfance, pour nous dresser un beau schéma de vie, qui aurait ravi le coeur de ce cher Papé. Un homme au grand coeur.

On essaie de comprendre au travers de ces souvenirs ce qu’était la vie et l’enfance de Papé, avec ses hauts et ses bas. C’est un livre rempli de poésie mais surtout d’humanité, car il met en avant la vie de ce vieil homme, dont le devoir de mémoire est ravivé par les jeunes adultes, qui prennent plaisir à cette quête identitaire.

Alors, il te tente? La maison d’édition a lancé la Collection Instants Suspendus avec plein de belles parutions à découvrir. J’ai lu « Si la vie te donne des citrons, fais en une tarte meringuée », « Je suis venue te dire » et celui-ci que j’ai beaucoup aimé.

CHARLESTON

Mon bilan : Lectrice Charleston 2021.

J’ai déjà fait deux IGTV sur mon compte Instagram @meslivresdepoche, mais je me suis dit que ça pourrait être sympa de faire un petit récapitulatif ici, pour ceux qui n’auraient pas vu mes vidéos, ou qui n’auraient pas Instagram.

Tout d’abord, être lectrice Charleston, c’est quoi ?

En Septembre, le compte Instagram des Éditions Charleston lance une campagne de recrutement pour sélectionner 20 lectrices, qui recevront pendant un an une trentaine de romans (en Épreuve Non Corrigée), sur la liseuse ou au format papier. Les lectrices auront un mois maximum pour lire l’ENC, puis devront rendre leur avis dans le lien Google Doc, que la maison leur aura envoyé. Les lectrices recevront le format final du roman quelques jours avant sa sortie, et pourront donc en parler sur leur compte Instagram, leur blog, Babelio, la Fnac ou encore Amazon, afin de relayer au maximum le bouquin, et de lui offrir une grande visibilité.

Le rythme de l’aventure est parfois soutenu, le nombre d’ENC varie entre 2 et 6 romans par mois, avec parfois des suites de saga, il faut donc être parfois à jour, afin de mieux comprendre la suite.

Il est possible de ne pas lire quelques romans, la maison ne vous en voudra pas, mais il ne faut pas que ça devienne trop régulier. Si l’on aime pas en roman, on est dans notre devoir d’être honnête et de le dire, on est 20 lectrices, c’est donc normal qu’un ouvrage ne plaise pas à chacune.

Entre romans sur la maternité, sur la guerre, sur le génocide, sur le handicap, sur des vies de personnalités connues, ou encore sur Noël, j’ai découvert énormément de parutions, des livres vers lesquels je ne me serai pas forcément tournée en librairie, et j’en suis ravie.

Toute l’année, la maison d’édition nous chouchoute et nous envoie beaucoup de goodies, de romans, et plus, cela réchauffe le coeur, et met instantanément un sourire sur nos lèvres.

L’aventure m’a permis de rencontrer toutes les autres lectrices, mais aussi d’échanger avec les auteurs, et j’en suis très reconnaissante. Je suis allée à l’événement Charleston à Paris pour rencontrer les auteurs et l’équipe, c’était un super événement.

Lorsque vous rendez votre avis dans le Google Doc (vous allez devoir émettre un avis sur la couverture, le titre et le livre, et noter sur 5 le livre), je vous conseille de faire une sauvegarde de votre chronique, car parfois vous allez rendre votre avis et ne recevoir le roman que 3 ou 4 mois après, vous aurez le temps d’oublier mot pour mot votre chronique, alors faites une copie, pour le jour J, ne rien perdre de ce que vous avez ressenti et de vos mots exacts (moi vous devez savoir que je note en plus à part l’arbre généalogique et le résumé global de l’histoire, que ce soit pour Charleston ou pas d’ailleurs).

Alors, oui c’est une année où vous allez avoir un rythme de lecture de folie, où vous devrez laisser vos Services Presses et lectures personnelles de côté, mais vous ferez de magnifiques découvertes qui vous marqueront à tout jamais.

Au total, nous avons lu 30 romans, et mon top 5 demeure : Pachinko, Les cendres sous les coquelicots, Ainsi gèlent les bulles de savon, Ce que murmure le vent et Le parfum de l’Exil, mais il y a aussi Tout ce que le coeur n’oublie jamais, j’avoue gros crush pour tous ces romans.

Alors, oui parfois vous ne serez pas dans le mood pour lire tel ou tel roman, ça arrive, et la maison ne vous en tiendra pas rigueur tant que ça reste occasionnel. Pour ma part j’ai eu une déception, Origami Blues, deux abandons : L’amazone verte et Filles d’un temps nouveau, et un non-lu : le Tome 5 de la Saga Cedar Cove (je n’avais pas lu les premiers tomes).

Une fois que vous recevez le livre final, hop vous faites une jolie photo du bouquin à poster le jour de sa sortie (ou après pour éviter l’effet de masse), vous pouvez (et c’est même fortement conseillé) en parler sur Babelio, Gleeph, Amazon, Fnac, Cultura, votre blog, YouTube, en story, bref partout où vous voulez.

En tout cas la maison sera aux petits soins pour vous, elle va vous gâter toute l’année, et pour cela j’en suis intimement reconnaissante. Concernant la sélection, vous aurez donc un formulaire à remplir, en disant pourquoi vous vous voyez devenir lectrice, vos habitudes, vos coups de coeur etc. Il faut juste rester soi même, être présent sur Instagram (et blog, babelio, pour avoir plus de chance), avoir une liseuse est selon moi indispensable, et je vous conseille de vous mettre à jour des sagas pour vous préparer à l’aventure (nous avons eu la suite des Rêves de nos mères, de Malabar Hill, de La maison d’hôtes, du tatoueur d’Auscwhitz, ou encore du Crocus Jaune.. ça fait pas mal de premiers tomes à rattraper oui, mais je vous aurai prévenu hihi!)

Alors un grand merci aux Éditions Charleston pour cette année incroyable. Et toi, tu participes?

CHARLESTON

Les cendres sous les coquelicots [21]

Je ressors de cette lecture complètement meurtrie, la force de l’auteure réside dans le fait qu’elle ai réussi à dépeindre un contexte autour d’un univers traumatisant qu’est la guerre, elle décrit avec une précision chirurgicale les peines endurées par les soldats, mais aussi par les familles qui les attendent de l’autre côté du mur.

Je peine à trouver mes mots pour décrire la puissance de ce roman, le lecteur ne lit plus seulement les lignes, il entre véritablement en action, et se fait transporter d’un bout à l’autre, en ressentant un torrent d’émotions, notre coeur chavire page après page, et c’est avec soulagement, mais surtout avec beaucoup de peine que l’on referme ce roman, qui nous marque à tout jamais, et ça j’en suis certaine.

Le roman porte avant tout sur la fraternité, sur les liens qui se renforcent avec le contexte de la guerre, où l’union présage, et où la force et le soutien sont nécessaires pour survivre dans des conditions telles que Carine nous les décrit : le froid, les poux, la faim.

On ressent avec un déchirement immense l’impuissance de toutes ces familles qui attendent au pied de leur porte le retour de leur frère, de leur cousin, de leur mari, de leur père parti à la guerre, et qui savent pertinemment que cette porte pourra rester close à tout jamais.

Le lecteur lit avec une tristesse immense la persécution subie par les soldats, l’exil et surtout la violence qui restent les maîtres mots de ce récit.

Je reste intimement persuadée que ce récit est le meilleur dans son genre, car l’auteure a su nous immerger dans la peur, la saleté, l’attente de nos amants, le désespoir mais elle apporte surtout cette touche d’espoir et de lumière qui nous permet de ne pas sombrer.

Après Les Rêves de Nos Mères, il m’apparaît comme une évidence de lire ce deuxième volet, pour y retrouver des thèmes forts, une écriture qui brise les codes, des personnages attachants et des rebondissements qui nous tiennent en haleine du premier au dernier mot.

Je suis littéralement restée en apnée pendant toute la durée de ma lecture, j’ai eu froid, j’ai eu peur, j’ai eu le coeur en miettes et je me suis surtout sentie impuissante de me dire que des milliers de personnes ont connu de tels drames.

Alors pour tous les lecteurs qui recherchent un roman puissant, déroutant, mais surtout teinté d’une vérité malgré elle cruelle, je pense qu’il est primordial de lire ce livre, pour ne jamais oublier de quoi est fait notre passé, pour mieux comprendre les bases sur lesquelles nous vivons aujourd’hui, et surtout, pour rester reconnaissant de tout ce que l’on possède aujourd’hui.

Avec le roman, on se rend compte que la vie ne tient qu’à un fil, et qu’il faut chérir nos proches du temps qu’ils sont là, car nous ne savons pas de quoi demain est fait.

Carine nous dépeint des personnages déchus, avec l’âme meurtrie, mais qui se battent coûte que coûte pour sauver leur pays, un endroit qui leur est cher, et pour lequel ils donneraient leur vie.

Le lecteur découvre avec horreur tout ce qu’ont pu traverser nos ancêtres, malgré la violence du contexte, nous sommes immergés au coeur de la Première Guerre mondiale, en étant spectateur de la famine, du froid, des conditions de survie précaires.

Je pense que ce roman est littéralement un chef-d’oeuvre, tant sur la mentalité des personnages et leur résilience suite à tout ce qu’ils ont pu traverser, mais aussi et surtout sur la description de la guerre, qui m’a fait frissonner, car je l’ai trouvé empreinte de vérité.

Avec ce roman, on éduque, on ouvre les consciences, on se rend compte de la chance que l’on a de vivre dans de telles conditions, au coeur d’un pays sans guerre.

Infos livresques

Mon challenge lecture de l’automne

Comme à toutes les saisons, j’organise un challenge de lecture, pour te permettre de vider ta PAL. Cette année j’ai choisi pour titre #unbrindautomne !

Je te laisse découvrir les catégories suivantes et te donne quelques idées de lectures qui pourraient rentrer dans les différentes catégories.

Une couverture qui t’attire le moins :

alors là je ne peux pas t’aider, ce sera selon ta sensibilité esthétique 😉

Un roman adapté en série, film ou BD :

tu peux retrouver beaucoup d’ouvrages de Michel Bussi (Maman a Tort, le Temps est Assassin), Coben (Une chance de trop), Thilliez (Le Syndrôme E), La Chronique des Bridgerton, La Servante Écarlate, La Vérité sur l’Affaire Harry Québert, ou encore Harry Potter, les classiques !

Un roman qui se déroule à la campagne :

je peux te conseiller Le Doux Parfum de la Vérité, les Agatha Raisin qui se déroulent dans la campagne Anglaise, les Détectives du Yorkshire, La ferme du Bout du Monde, Un Manoir en Cornouailles!

Faire une lecture commune :

tu prends le livre que tu veux et tu le lis en même temps que quelqu’un d’autre (qui l’a aussi obviously!)

Un roman sur le thème de la nourriture :

tu peux retrouver la saga de la Petite Boulangerie, ou les Enquêtes d’Hannah Swensen, la Plage de la Mariée!

Une autrice féminine avec un personnage masculin :

je te conseille dans l’Ombre de Mei, On s’est aimés comme on se quitte, ou encore Médusa !

Un roman qui va te faire frissonner :

alors là, libre à toi de choisir, ça peut être du polar, du policier, de l’horreur, je pense à Chattam, Thilliez, Gardner.. autant de noms qui te donneront des frissons lors de ta lecture.

Un roman sur l’enfance ou avec un personnage enfant :

ça peut être Les Imbattables, Nés sous une Bonne Étoile, Anne de Green Gables, Au Petit Bonheur la Chance, La Fin de la Solitude..

Alors, tu participes à mon challenge ? J’espère que je t’aurai aidé avec ces conseils de livres, même si je suis sûre que tu as déjà quelques idées en tête. Tout au long du challenge, tu pourras retrouver les templates à la une (sur mes stories), et surtout, utilise le #unbrindautomne, pour que je ne manque pas tes publications !

CHARLESTON

Un Grain de Moutarde [20]

Lisbeth Johnson a grandi dans le Sud des États-Unis, dans la plantation de coton appartenant à sa famille. Jordan Freedman est la fille de Mattie, esclave et nourrice bien-aimée de Lisbeth. Trois ans après la fin de la guerre de Sécession, Lisbeth et Mattie veillent chacune sur leur foyer tandis que Jordan est institutrice et suffragette. Quand Lisbeth est appelée au chevet de son père mourant, elle se rend sans hésiter à la plantation et se retrouve confrontée à sa famille confédérée, qu’elle a trahie en épousant un abolitionniste. Au même moment, Jordan et Mattie reviennent elles aussi à Fair Oaks, afin de soutenir leur famille, toujours victime d’oppressions.

Ce roman représente le combat de génération en génération pour les droits des Noirs. On ressent le fossé entre les Blancs et les Noirs, que seule une couleur de peau sépare, mais cette différence les privent de beaucoup de droits pour lesquels ils continuent de se battre jour après jour.

Au travers des écrits de l’auteur, on sent qu’elle a voulu inculquer aux enfants, qui ont une place majeure, les bases fondamentales de la vie, d’une bonne éducation et du respect d’autrui. C’est un récit où la place de l’humain prédomine.

L’autrice a su rebondir et apporter un complément sur l’histoire du premier tome. Dans ce deuxième volet on retrouve des sujets creusés, plus profonds et détaillés sur l’esclavage, les droits des personnes Noires, les fugues, ou encore la domination de certaines personnes Blanches.

C’est un roman bouleversant mais teinté d’espoir suite aux combats et aux souffrances accablés par les peuples. On y suit des enfants avec des cicatrices physiques ou mentales, avec une forte capacité de résilience.

L’auteure signe parfaitement le début d’une saga prometteuse, à glisser entre les mains des lecteurs qui souhaitent se documenter sur le sujet de l’esclavagisme, du racisme, de la ségrégation raciale et de l’abus de pouvoir.

On referme ce roman choqué et bouleversé par rapport à tout ce qu’ont pu vivre nos ancêtres, le lecteur passe par toutes les émotions, mais celle la plus forte reste l’injustice, concernant le parcours des personnages.

Le rôle de l’enfant apporte réellement une touche d’espoir et de naïveté à ce roman qui déclame pourtant des thèmes forts, et j’ai beaucoup aimé ce contraste, où l’enfant rêve à sa liberté dans un monde où les obstacles prennent très souvent le dessus.

L’auteure combine avec brio un récit fort, avec des personnages émouvants, sur une toile de fond historique.

Au travers de ce roman, on sent que chacun cherche sa place, mais ne parvient pas forcément à la trouver car la guerre a fait des ravages et laisse des traces indéniables tant sur le plan mental que physique. Le combat a été long, et les personnages se relèvent petit à petit, au fil du temps.

Ce roman compète à merveille Le Crocus Jaune, et offre une suite logique, avec toutes les réponses à nos questions. On rencontre les descendants des personnages du premier tome, et on suit un tout autre combat, avec des sujets beaucoup plus approfondis et qui amènent à la réflexion.

Un Grain de Moutarde, c’est avant tout le combat d’une vie, où on révèle aux yeux de tous ce passé qui ne devrait jamais être caché, faisant partie intégrante de l’Histoire, on découvre avec horreur ce qui est advenu de nos ancêtres, et le long chemin qu’ils ont parcouru avant d’atteindre la reconnaissance, et la liberté, bien qu’elle ne soit malheureusement jamais complètement acquise.